En Afrique du Sud, une académie de cyclisme pour aider les gamins des townships

À travers la pratique du cyclisme, cette association enseigne la discipline et l’estime de soi aux enfants d’un bidonville du Cap.

© Velokhaya Life Cycling Academy via Facebook

Bienvenue à Khayelitsha, à l’est du Cap, en Afrique du Sud. Ce bidonville constitué à 70 % de maisons de fortune en tôle ne cesse de s’étendre. C’est le deuxième plus grand township du pays et il y règne une pauvreté extrême tandis que le taux de chômage de ses habitants est évalué à 73 %. Si le gouvernement sud-africain s’est engagé à améliorer la qualité de vie dans ce lieu, la Velokhaya Life Cycling Academy ne l’a pas attendu pour s’engouffrer dans la brèche et essayer d’améliorer la vie des jeunes de cette ville par le cyclisme.

Cette académie ouverte en 2004 porte un nom qui mélange les mots "vélo", en français, et "khaya", signifiant maison en xhosa, la deuxième langue la plus parlée en Afrique du Sud. Utilisant le cyclisme comme un outil pour promouvoir la scolarisation, ils accueillent les enfants des communautés marginalisées pour des activités périscolaires.

 

On sait que le sport peut enseigner la discipline, la détermination et le travail d’équipe. Mais, Velokhaya cherche à aller encore plus loin. Pour cette association, par le cyclisme, c’est l’estime de soi que l’on peut faire changer chez des enfants qui seront un jour confrontés aux maux qui rongent ce quartier : le banditisme, la délinquance, le trafic de drogue.

Au-delà du loisir, le but de l’association est de former de véritables champions qui pourront plus tard faire la fierté de leur communauté. L’une des success stories est celle du cycliste pro Nicholas Dlamini qui a remporté plusieurs étapes du rallye Londres-Paris en 2013. L’académie invite régulièrement des cyclistes confirmés comme Nicholas Dlamini pour motiver les jeunes à travers des discours et des entraînements.

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