Superman, dromadaires et piqûre de guêpe : c'était le Tour d'Italie en Israël

Pour la 101ème édition du Giro, les organisateurs ont choisi de lancer le départ depuis Israël. Une grande première dans l'histoire du Tour d'Italie, que les supporters israéliens n'ont pas manqué d'accueillir comme il se doit.

Au programme de ces trois premières étapes disputées ce week-end, un contre la montre dans les rues de Jérusalem vendredi 4, 167 kilomètres entre Haïfa et Tel-Aviv avalés samedi 5, et 226 kilomètres entre Be'er Sheva et Eilat digérés dimanche 6. Certes, Israël n'est pas un grand pays de cyclisme, mais l'accueil réservé à la caravane du tour et la créativité des spectateurs massés en bord de route a surpris tout le monde.

  • Lors de la deuxième étape, deux hommes en rose sur un tandem ont accompagné la course, gardant même une courte longueur d'avance sur le peloton pendant une poignée de kilomètres.
  • Superman était également de la partie en plein désert, sans sa cape mais avec des pompes de randonnée.
  • La traversée du désert entre Be'er Sheva et Eilat a également offert un spectacle encore jamais vu dans le Grand Tour du Cyclisme (qui englobe les tours d'Italie, d'Espagne et de France), puisque des troupeaux de dromadaires tenaient, eux-aussi, à ambiancer les routes israéliennes.
  • Mais moins que certaines spectatrices, qui proposaient des animations bien plus motivantes pour les coureurs lorsque le coup de pédale se faisait plus difficile.
  • Les coureurs ont d'ailleurs salué l'engouement et la ferveur populaire générés par ce départ au pays où coulent le lait et le miel. Comme l'Australien Rohan Dennis, leader du classement général, qui s'est étonné que la foule "avait très bien accueilli la course, c’est presque comme si c’était un très grand pays cycliste". Presque, car les règles de sécurité n'ont visiblement pas été assimilées par tous, y compris du côté de l'organisation, comme le prouve ce policier parti se chercher une glace entre deux vélos.
  • Et le grand gagnant du week-end est belge, porte un nom de mercenaire et a bouclé le prologue de vendredi dans les rues de Jérusalem à la 161ème place sur 175. Une performance en bois, à première vue, mais qui prend tout son sens lorsqu'on sait que Sander Armée - c'est son nom - a été piqué par une guêpe au niveau de l'arcade sourcilière juste avant de se lancer sur l'asphalte. 9,7 kilomètres d'effort avec un visage tuméfié façon boxeur, qui lui ont fait dire dans les colonnes du quotidien belge néerlandophone Laatste Nieuws que "ce n'est pas chouette de commencer le Giro de cette manière. J'étais même très inquiet. Je ne savais pas si je verrais suffisamment. J'avais peur de perdre du temps dans les virages. Mais, c'est passé. Dans les lignes droites, j'ai pu pousser fort. C'est un soulagement." Encore un qui ne connait pas l'aspivenin...