Le sport chelou du vendredi : le kin-ball

Veille de week-end, envie de prendre l'air sans trop savoir quoi faire : chaque vendredi, MOVE IT MOVE IT te propose un sport que tu n'as pas encore essayé.

Évacuons d'entrée toutes les suppositions foireuses. Non, le kin-ball n'a rien à voir avec Kim Kardashian. Et ce même s'il se joue avec une énorme boule. Ou plutôt une balle, d'1,22 mètre de diamètre pour un poids d'environ un kilo. Un gros ballon flottant, quoi. Inventé en 1986 par Mario Demers, un prof d'EPS québécois, le kin-ball a ensuite été développé par la société Omnikin, qui regroupe des éducateurs physiques d'universités québécoises. La discipline est d'abord testée sur des enfants avec un ballon moins imposant (84cm de diamètre) et, face à l'engouement suscité, sera officiellement réglementée dans les années 90.

Les règles, justement, parlons-en. Le kin-ball oppose trois équipes de quatre joueurs sur le même terrain carré de vingt mètres sur vingt. La partie démarre quand la première équipe lance le ballon en l'air en criant "Omnikin !", puis la couleur d'une des deux équipes adverses qui doit alors se jeter sur le ballon avant qu'il ne touche le sol. Si elle n'y parvient pas, un point est accordé aux deux autres équipes. Dans le cas contraire, si l'équipe nominée récupère la gonfle, trois joueurs l'immobilisent pour qu'un quatrième puisse le relancer dans les cinq secondes, avec toujours le même principe de nomination.

En théorie, une partie de kin-ball se décompose en sept périodes de sept minutes maximum, jusqu'à ce qu'une équipe en remporte trois. Dans les faits, lorsque une équipe arrive à onze points dans la même période, l'équipe avec le moins de points est éliminée et les deux restantes s'affrontent jusqu'à ce que l'une d'elles scorent treize points. Le tout encadré par neuf règles d'or :

  1. Un joueur fait faute s'il est incapable de récupérer la balle avant qu'elle ne touche le sol.
  2. Un joueur fait faute s'il envoie la balle en dehors des limites du terrain.
  3. Un joueur fait faute s'il marche avec le ballon après que ses trois coéquipiers aient touché la balle.
  4. Un joueur fait faute s'il smash la balle avec une trajectoire uniquement descendante.
  5. Un joueur fait faute s'il envoie la balle à moins de 1,8 mètre.
  6. Un joueur fait faute s'il se trompe dans la couleur annoncée.
  7. Un joueur fait faute s'il touche la balle avant le lancer adverse.
  8. Tous les joueurs doivent toucher le ballon avant de le relancer.
  9. Un seul défenseur est autorisé à se positionner à moins d'1,8 mètre de la balle au moment du lancer adverse.

Concrètement, cela donne ça. Et en Coupe du monde, s'il vous plaît :

Selon son site internet, la fédération internationale de kin-ball (FIKB) compte 3,8 millions de participants à travers le monde, principalement au Canada, USA, Royaume-uni, Japon, Danemark, en Suisse, Espagne, Allemagne, Belgique, Tchéquie, Malaisie, Chine et... en France, où certains profs d'EPS devraient proposer ça à leurs élèves. Histoire d'élargir leurs horizons et, surtout, de changer du sempiternel cycle volley-badminton-hand. À bon entendeur, kin-ball !