Hado, le premier sport en réalité virtuelle, vous propose une balle aux prisonniers 2.0

Hado, c'est le premier sport en réalité virtuelle, une sorte de balle aux prisonniers dans un monde parallèle. Et forcément, ça vient du Japon, toujours premier quand il s'agit de technologie.

Hiroshi Fukuda a toujours voulu être un super-héros. Sauf qu'en grandissant, l'entrepreneur japonais s'est vite rendu compte que ce serait compliqué. Dans la vraie vie, tout du moins. Alors, après avoir obtenu son diplôme d'architecte en 2014, il décide de se lancer dans le monde émergent de la réalité virtuelle.

Son ambition ? Créer le premier sport qui utiliserait cette technologie. Il imagine alors une balle aux prisonniers où les joueurs pourraient s'envoyer des boules de feu. Il pense que la technologie déjà existante (l'Oculus Rift, à l'époque) est suffisamment avancée pour lui permettre de réaliser son rêve de gosse et même d'en faire une épreuve aux JO 2020 de Tokyo.

Quelque part entre Dragon Ball, dodgeball et cosplay

Son invention s'appelle Hado et elle voit réellement le jour en 2016. Une année lors de laquelle il organise également le premier Mondial du jeu. Oui, tout va toujours très vite au Japon. Mais l'avenir lui donne raison. En deux contre deux, ou en trois contre trois, Hado est un succès dans l'Empire du Soleil Levant et commence même  à s'exporter aux États-Unis.

Aujourd'hui, les graphismes, les sensations et les règles semblent bien plus développées. Casque de réalité virtuelle sur la tête, détecteur de mouvement au poignet, il faut baisser la main pour créer des boules d'énergie et les lancer sur ses adversaires. Pour se protéger, il est possible de se créer un bouclier en levant le bras. Un point pour chaque joueur touché et c'est l'équipe qui en comptabilise le plus à la fin du temps imparti, qui gagne. Facile. Et le tout, saupoudré de cosplay. Forcément.

De plus en plus de centres commerciaux et de parcs d'attractions s'intéressent au phénomène depuis le succès de la seconde Coupe du Monde organisée en 2017. Pour preuve, le prize money remis au vainqueur de cette compétition : 15 000 euros. Ce n'est pas encore Roland-Garros ou Fortnite, mais c'est plutôt significatif. Bref, Hado a de beaux jours devant lui. Bienvenue dans le futur.