Le sport chelou du vendredi : le 360 ball

Veille de week-end, envie de prendre l'air sans trop savoir quoi faire : chaque vendredi, MOVE IT MOVE IT te propose un sport que tu n'as pas encore essayé.

Comme tous les sports un peu alternatifs, l'histoire commence sur un délire anonyme. En 1990, Mark et John Collins, deux frères sud-africains s'ennuient un peu chez eux et s'occupent à faire rebondir une balle sur un disque en bois dans le jardin de la maison familiale qui longe la fameuse Garden Route, non loin de Knysna. 

Et, petit à petit, ils commencent à augmenter le rythme et à rajouter des éléments au jeu. Des raquettes, dans un premier temps, et puis le disque en bois est remplacé par un cylindre rebondissant, un genre de trampoline appelé le pitch. Les deux frères pensent même à un court avec des murs en rond, pour plus de rythme et faire rebondir la balle comme au squash.

Indoor ou à la plage

Le premier court voit le jour en 2010 à Knysna, donc, une ville qui évoque de vilains souvenirs pour les Français... En 2011, les deux frères gagnent un prix en Allemagne, lors d'un concours récompensant l'innovation sportive, et donc une certaine reconnaissance de la part du métier. 

Le point de départ du succès, à partir duquel le 360 ball commence à s'exporter un peu partout en Europe. France, Espagne, Allemagne pour ne citer qu'eux. Mieux, les deux frères pensent à diversifier les pratiques. En intérieur, pour le côté professionnel et exhibition, et en extérieur, à la plage par exemple, avec ou sans les murs, pour le plaisir.

Où jouer en France ?

Concernant les règles, même si les deux frères ont tout codifié, la pratique reste assez simple. Une raquette par joueur et une balle en mousse qu'il faut passer une fois par échange. Une équipe marque un point quand elle concède un rebond au sol, que l'un des deux joueurs manque sa passe et/ou ne fait pas rebondir la balle sur le disque central. 21 points par jeu, et le match peut se jouer en un, trois ou cinq sets.

La seule véritable complication, c'est le disque central. Si le 360 ball peut se jouer, comme les deux frères à l'origine, sur n'importe quel genre de surface ronde disposée au centre du terrain, c'est tout de même plus simple de s'en trouver un déjà tout fait. Dans l'Hexagone, deux courts permanents existent à Mâcon et Bordeaux, et des courts "mobiles" sont installés un peu partout en France, selon le programme de la page Facebook de 360 ball France. Sinon, il y a toujours l'option Knysna, où le tout premier terrain construit existe toujours. Mais pas sûr qu'un supporter français ait envie d'y retourner.