Pour être plus performant, faites comme LeBron James : dormez 12h par jour

C'est une porte ouverte qu'il convient d'enfoncer : oui, les grands sportifs sont des êtres humains. Et oui, ils ont besoin de sommeil. Parfois même plus qu'une personne normale. Pour plus d'endurance, de résistance et de lucidité quand leur corps est poussé dans ses retranchements. 

"J'ai toujours su que j'avais des jours avec et des jours sans. Mais sans jamais savoir pourquoi." Et depuis qu'il utilise un gadget qui quantifie la qualité de son sommeil et l'aide à mieux dormir, Andrew Ference, ancienne star du hockey sur glace canadien, a pu faire le lien. Ses jours avec : il a bien dormi. Ses jours sans : il a mal dormi. Simple comme bonjour.

Dormir comme un Roger Federer

Un constat logique, mais pas toujours évident pour les sportifs. Entre les déplacements, la vie de famille pour certains et l'envie de progresser rapidement pour d'autres, difficile de fermer l'œil. Surtout qu'il n'est pas seulement question de beaucoup dormir. En matière de sommeil, la qualité prime sur la quantité. L'ancienne star américaine de motocross, Ryan Dungey, a confié à ESPN qu'il avait été plus performant le jour où son sponsor avait pris en main son rythme quotidien. C'est à dire son alimentation, quand et combien de temps il s'entraîne, mais aussi tout ce qui influait sur la qualité de son sommeil.

Lors d'une conférence de presse en 2015, Roger Federer avait lui aussi longuement parlé de ses heures de sommeil et de leur importance dans ses performances du moment : "Dormir est vraiment devenu important pour moi. Je fais toujours en sorte de dormir suffisamment. C'est ce qui te donne de l'énergie le jour du match. J'essaye de dormir entre neuf et dix heures par jour." Et si Roger Federer, 36 ans au compteur et toujours numéro un mondial, dévoile l'un des secrets de sa longévité, c'est qu'il doit y avoir un fond de vérité là-dedans.

La sieste, cette fontaine de jouvence

Usain Bolt, Venus Williams ou encore Maria Sharapova racontent eux aussi qu'ils dorment au moins dix heures par jour. LeBron James, lui, parle de douze heures de sommeil réparateur. En comptant les siestes, bien entendu. Steve Nash, double MVP qui s'est retiré des parquets NBA à quarante ans, racontait au New York Times sa passion pour les petits sommes : "Si tu siestes chaque jour de match, toutes ces heures de repos te permettent de mieux affronter la saison."

À l'inverse, Tiger Woods a récemment avoué qu'il ne dormait que quatre à cinq heures par nuit. Et même si le golf n'est pas le sport qui demande le plus d'effort physique, n'y aurait-il pas un lien entre son faible sommeil et son inconstance tout au long de sa carrière ? Entre un mental parfois défaillant et des blessures à répétition, l'envie de faire le rapprochement entre ces deux constats est inévitable. Mais pas tout de suite, hein, on fera ça après la sieste.