Joe Strummer, le chanteur des Clash, a couru le marathon de Paris un lendemain de cuite

Si tu es un·e de ces gamin·e·s qui porte des Doc Martens, déteste les cours d’EPS et refuse de courir sauf en cas d’extrême urgence, cette histoire pourrait te faire changer d’avis. En 1982, Joe Strummer, le leader de l’un des plus grands groupes de rock de l’époque, a couru le marathon de Paris le lendemain d’une soirée très arrosée.

Joe Strummer et Gaby Salter lors du marathon de Paris 1982. Photo par RICHARD SCHROEDER

Qui a dit que le sport, ce n’était pas punk ?

En avril 1982, The Clash est l’un des groupes les plus respectés de la planète rock’n’roll. Leur album Combat Rockdoit sortir dans un mois et dans la tracklist, on trouve le morceau mythique "Should I Stay or Should I Go".

Afin de promouvoir l’album, faire parler du groupe et vendre des places de concert, le manager a une idée : Joe Strummer doit disparaître et ne plus donner aucune nouvelle d’ici la sortie de Combat Rock.

La star du punk se la joue profil bas : il se laisse pousser une barbe de trois jours histoire de passer incognito, et rejoint Gaby Salter, sa petite amie, dans la capitale française. Meilleur de sa classe en athlétisme au cours de ses années collège, Joe est ravi d’apprendre que le marathon de Paris se tient dans les jours qui suivent son arrivée.

"Il a bu 10 pintes de bière la veille du marathon"

Gaby dira plus tard : "Il ne s’est même pas entraîné. Il a juste acheté un short et m’a dit : 'Viens, on court un marathon.'"

Alors que d’autres s’entraînent des mois, voire des années pour accomplir cette épreuve, Joe Strummer, selon la légende, aurait bu une dizaine de pintes de bière la veille de la course.

Mais ce n’était pas son premier marathon. Il a officiellement été enregistré au marathon de Londres en 1981 et 1983, et a terminé ce dernier en 4 heures et 21 minutes. La classe.

Joe Strummer au marathon de Londres 1983. Photo : Steve Repport

Plus tard, un journaliste lui demandera quel a été son entraînement :

"Rien. Buvez 10 pintes de bière la veille, et ne courez pas une seule seconde un mois avant la course.

- Pas une seconde de course en préparation ?

- Pas une seule. Surtout, n’oubliez pas les 10 pintes de la veille. Et mettez un avertissement dans cet article qui dit : "Ne faites pas ça chez vous." J’veux dire, ça a marché pour moi, mais ça ne marchera pas pour tout le monde. Je peux seulement vous raconter ce que j’ai fait."

C’est vrai qu’en matière d’entraînement, la technique Strummer est plutôt déconseillée. En revanche, vous pouvez prendre exemple sur sa spontanéité et vous lancer un défi à la hauteur du chanteur des Clash. Un marathon, pour le mois prochain, ça vous tente ? C’est ça, l’esprit punk.

Si vous souhaitez vous lancer et que vous cherchez des conseils moins rock’n’roll et plus efficaces pour préparer une course, lisez les bonnes astuces d’un coureur avertisur Move It Move It !

Peu importent les règles, la raison ou le score, l’essentiel c’est de bouger.