Arbitrage vidéo : après le Mondial de foot, la VAR présente aussi sur le Tour de France

Ça a été la grosse innovation et le principal sujet de discussion sur la Coupe du Monde de football : la VAR (assistance vidéo à l'arbitrage) est désormais présente sur la Grande Boucle. Pour mettre un terme aux simulations de pédalage ?

Elle n'a toujours pas de nom. On parle pour le moment de "commissaire support", "d'accompagnement TV",  mais pas encore d'assistance vidéo. Il n'empêche que l'un des commissaires de l'UCI (Union cycliste internationale) - tous chargés de veiller au bon déroulement des courses - peut désormais se repasser les situations litigieuses en direct (une poussette dans un sprint, les coureurs qui prennent un raccourci ou qui s'accrochent un peu trop à une voiture, etc...) et donner son avis, au calme, à ses collègues au front, concernant les sanctions à prendre, ou non. Dans son camion, garé près de l'arrivée, il dispose de quatre écrans et de seize caméras filmant la course pour l'éclairer au mieux.

Ce nouvel outil, adopté en début d'année par l'UCI, a été - ou sera - utilisé sur les cinq classiques monuments (Milan-San Remo, Tour des Flandres, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et Lombardie),  les trois grands tours (Italie, France, Espagne) et les Mondiaux. Le lobby pro vidéo se faisait de plus en plus pressant ces derniers temps, notamment après le Tour de France 2017 et la collision entre Peter Sagan et Mark Cavendish dans un sprint massif à l'issue duquel le champion du monde slovaque a été exclu de la compétition.

Pour le moment, la VAR a déjà fait une victime : Luke Rowe, sur le Tour des Flandres. Le 1er avril dernier, le coureur gallois a été disqualifié après avoir roulé sur la piste cyclable et mis en danger les spectateurs. Il a même pris une amende de 170 euros pour ça. Parce qu'on ne badine pas avec le code de la route.