Le sport chelou du vendredi : le Poull ball

Veille de week-end, envie de prendre l'air sans trop savoir quoi faire : tous les vendredi, MOVE IT MOVE IT te propose un sport que tu n'as pas encore essayé.

Donner son nom à une étoile, un monument ou un ouragan, c'est la classe. Mais donner son nom à un sport que l'on a inventé, quand on est prof d'EPS, c'est clairement le Graal. François Poull, enseignant belge d'une trentaine d'années, peut le confirmer.

Dans plusieurs interviews (où il parle également de sa voiture, la PoullMobile), on le sent pas peu fier d'être à l'origine du Poull ball, sport pratiqué dans plus de 250 écoles à travers le monde. Canada, France, Belgique, Suisse, Maroc et même Tahiti font partie des pays et îles à avoir tenté l'expérience.

Certes, une ligue a été créée au Québec en 2015, mais le Poull ball galère, pour le moment, à sortir des cours de récré. Quoi qu'il en soit, François est déjà bien content du succès de sa création. Né en 2009 d'un délire entre potes étudiants, le Poull ball consiste à renverser des cibles carrées avec une grosse balle ronde. Mais impossible d'avancer ou de dribbler en sa possession. Les autres règles ne sont pas plus compliquées : 

- Une partie, c'est en trois sets gagnants de sept points.

- Un point pour un tir direct, deux pour une volée.

- Contact avec le porteur du ballon interdit.

- Trois passes minimum avant de tirer sur une cible.

- Cinq secondes maximum balle en main.

- La pénétration de la zone circulaire, soit les cercles autours des cibles, est interdite.

Un terrain de Poull ball.

Pour promouvoir le Poull ball, François mise avant tout sur le fair-play, la mixité et le côté ludique de son sport. En tout cas, c'est comme ça qu'il le vend au sein des académies et des écoles intéressées par le projet. Bref, le Poull ball n'a pas vocation à devenir olympique, mais poursuit son petit bonhomme de chemin, tranquille. Surtout, il porte haut et perpétue, telle une étoile, un nom de famille.