Kilomètre après kilomètre, le Half Marathon des Sables en images

Bienvenue au Half Marathon des Sables des Îles Canaries. Plus de 120 kilomètres à courir sous plus ou moins trente degrés et un bon pourcentage d'humidité. Le tout en semi autonomie.

Jour 1

Au début, il y a toujours les sourires. Et ce même si les coureurs s'apprêtent à courir 25 bornes et qu'il fait déjà bien chaud alors que le soleil vient à peine de se lever.

Alors que certains évacuent la pression en hurlant...

D'autres font le point, tranquillement, face à l'océan. Nostalgie, quand tu nous tiens.

Et puis très vite, les conditions de course vont assécher les jambes, les provisions d'eau et les bouches. Plus les kilomètres passent, plus la température monte, plus les sourires s'effacent. C'est la loi du marathon des sables.

 

Sourires jaunes, tee-shirt ouverts et le vomi pour certains.

Quelques abandons précoces, pas mal de sueur, mais les premiers 25 kilomètres sont derrière eux.

Et les jambes grincent pour le retour au bivouac.

Jour 2

Au départ, même si les sourires ont disparu, on n'oublie jamais de partager sur les réseaux sociaux. Ou même de téléphoner en pleine course.

Pas d'âge pour les seflies.

Pas d'âge pour les stories non plus.

La faune des Îles Canaries n'est pas toujours très diversifiée. 

Chèvre 1.

Chèvre 2.

Petit col à monter.

Et puis : "Vite ! De l'eau."

La nuit finit par tomber. Un bonheur pour certains coureurs clairement échaudés. Une autre difficulté pour certains retardataires. Sur la photo ci-dessous, le coureur ne demande pas moins "qu'une bonne bière bien fraîche." Mais pas de brasserie à l'horizon.

Et puis certains ont la chance d'arriver en haut du col juste au bon moment, pour "profiter" d'un magnifique coucher de soleil sur l'Atlantique.

Vue pas dégueulasse.

Jour 3

Courbatures, peaux salées, hygiène sommaire... Les trente derniers kilomètres, ce sont les derniers efforts. Au programme : pierres, roches volcaniques, cailloux, et enfin plage de sable pour l'arrivée à l'hôtel Playitas de Fuerteventura. 

Chute à l'arrière.

Jambes lourdes.

Course poursuite en tête et puis, finalement, en un peu plus de onze heures de course (en cumulé sur les trois jours), le coureur péruvien, Remigio Huaman Quispe, s'apprête à franchir la ligne d'arrivée devant une foule en délire...

Bonnet et caleçon de bain, la belle vie, quoi.

Mais le prix de la meilleure célébration à l'arrivée est à remettre à Roberto Gil Lopez. Air guitare, index levé en l'air, handshakes avec les spectateurs, et bisous avec deux doigts sur les lèvres... Le coureur espagnol, troisième au classement général, a fait le show.