La NBA mettra JR Smith à l'amende s'il ne couvre pas le logo Supreme tatoué sur sa jambe

Cachez ce logo que la NBA ne saurait voir (parce que ce n'est pas un sponsor officiel)...

Jamais à court d'idées pour faire parler de lui, JR Smith, le fantasque ailier des Cavs de Cleveland, s'est surpassé cet été en se faisant tatouer le logo de la marque Supreme sur le mollet droit. Né et élevé dans le New Jersey, JR Smith a toujours affiché son amour pour la ville de New-York - dont il a même porté le maillot de 2012 à 2015 (celui des Knicks) -, jusqu'à se le faire tatouer sur la peau fin juillet dernier. Certes, il aurait pu choisir la Statue de la liberté, le pont de Brooklyn ou juste un petit hot dog pour rester dans le thème et compléter le logo des Yankees déjà présent sur sa pomme d'Adam, mais non. "Gérard" ne fait rien comme tout le monde et a donc choisi de se faire imprimer le logo d'une marque née et installée à Big Apple.

Invité d'un épisode de la web-série Sneaker Shopping, JR avait tenté d'expliquer la connexion qu'il ressent avec la firme new-yorkaise dont il avait été le modèle lors d'une collaboration avec Nike en 2017 : "C'est une marque de streetwear. Elle représente la rue. Elle représente cette personnalité étrange, qui ne lâche rien... Et c'est ce que je suis en tant que personne." Et d'ajouter après s'être amusé des gens qui lui demandent si la marque l'a payé pour se faire tatouer : "C'est qui je suis. Et c'est pourquoi je suis qui je suis."

Sauf que son identité, la NBA n'en a rien à carrer. Pour la toute puissante ligue américaine de basket, avant d'être un (vilain) tatouage, ce logo est celui d'une marque qui n'est pas en contrat avec elle. Une marque qui n'est donc pas la bienvenue sur ses parquets, comme le stipule l'article 37 de la convention collective signée avec les joueurs : "En dehors du logo de son équipementier qu'il peut porter sur ses baskets, un joueur n'est pas autorisé à afficher, durant n'importe quel match NBA, une publicité, commerciale ou caritative, un logo ou toute autre identification sur son corps, ses cheveux, ou de n'importe quelle autre façon". 

Après l'avoir rappelé à son devoir contractuel, la NBA a donc prévenu JR Smith qu'elle le mettrait systématiquement à l'amende s'il ne couvrait pas son tatouage pendant les matchs. Un avertissement que le principal intéressé a moyennement goûté, et qu'il a violemment contesté sur Instagram.

"Donc on vient de m'informer que je me prendrais une amende à chaque match si je ne couvre pas le tatouage Supreme sur ma jambe pendant les matchs. Ces gens de la ligue, c'est quelque chose !"

Avant lui, d'autres petits malins ont tenté leur chance, pour sensiblement le même résultat. L'arrière de Sacramento, Iman Shumpert, par exemple, voulait intégrer un logo Adidas à sa coupe de cheveux lorsqu'il évoluait aux Knicks en 2013 et, l'année dernière, Kelly Oubre Jr a été contraint de ne plus mettre la manche de protection Supreme qui recouvrait sa jambe droite. Mais le meilleur dans ce domaine reste Rip Hamilton, l'ailier des Pistons de Detroit champion en 2004, qui s'était fait tresser les cheveux selon les rainures d'un pneu de la marque Goodyear avec qui il était en contrat. Quand même...