Malgré deux chutes, Simone Biles encore championne du monde de gymnastique

C'est son quatrième titre mondial dans le concours général, ce qui en fait donc la gymnaste la plus titrée de l'histoire. À seulement 21 ans. Rien que ça.

Par deux fois, sur ces championnats du monde de gymnastique au Qatar, Simone Biles s'est retrouvée au sol. Deux chutes évidentes. Dont une fois, bien comme il le faut, sur les fesses. Sur les quatre agrès proposés (saut de cheval, barres asymétriques, poutre, sol), ça fait donc pas mal de faux pas.

Mais au bout du compte, parce qu'elle a mis la barre très haute en terme de difficulté, la gymnaste américaine a obtenu la meilleure note sur le concours général individuel. Et ce, alors qu'elle avait déjà remporté mardi le concours par équipe. Oui, tout à fait, où qu'elle aille, Simone Biles gagne.

Une armoire à trophées bien remplies

Avec du recul, après la compétition, elle a tout de même tenu à s'excuser "de la crise cardiaque" qu'elle a pu causée à tous ses fans. Ses deux faux pas lui ont également fait "vraiment peur" et elle considère que ça a été la médaille "la plus compliquée à aller chercher".

Mais voilà, Simon Biles est aujourd'hui quadruple championne du monde sur le concours général, dépassant ainsi au palmarès la gymnaste russe Svtelana Khorkina, triple championne du monde en 1997, 2001, et 2003. Et puis, il lui reste surtout et encore les épreuves individuelles par agrès ce vendredi et demain également. Elle n'en a donc pas fini de remplir son armoire à trophées.

Et puis, on le rappelle : Simone Biles sort pourtant d'une période compliquée. Après avoir tout raflé aux Jeux Olympiques de 2016, elle s'est pris une année sabbatique. Mais surtout, en janvier dernier, elle a avoué faire partie de la liste de victimes de Larry Nassar, ancien médecin de l’équipe américaine de gymnastique, accusé d’agressions sexuelles par plus de cent-vingt personnes et a dû faire face à une pression médiatique et psychologique certaine. Grande, grande championne.

Crédit photo de Une : © Fernando Frazão - Agência Brasil - Creative Commons